Gaëlle et David au pays des sourires.

•28 mai 2012 • 6 Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Suite de nos aventures… Nous avons déjà traversé un pays ! Le Cambodge.

Que le temps et les kilomètres passent vite ! C’est incroyable. Il y a encore 3 à 4 semaines de cela, je vous racontais notre parcours en Thaïlande, et maintenant, nous avons franchi une nouvelle frontière, celle du Vietnam. C’est vous dire que nous allons bien, nous avons retrouvé parfaitement notre rythme de nomades cyclo avec la Bête. Depuis une semaine donc, nous sommes au pays des chapeaux pointus (^), 2 jours après avoir passé la frontière, nous avons fait un arrêt de 3 jours sur Ho Chi Minh, encore mieux connue sous le nom de Saïgon et depuis quelques jours, nous continuons notre découverte de ce pays, plus à l’intérieur des terres, entre Saïgon, Dalat et Nha Trang. Mais tout cela est une autre histoire…

Nous tenons quand même à vous présenter, décrire et raconter ce qui nous est arrivé au Cambodge et ce que nous en retenons.

Le 26 Avril dernier, nous entrons au Cambodge au poste frontière de Poipet, après avoir obtenu sans trop de difficultés le visa pour un mois par l’immigration. Malgré tout, une tentative des douaniers cambodgiens de nous soutirer quelques dollars supplémentaires a été commise. Dommage pour eux, nous nous étions préparés et notre argument fatal a été de leur montrer leur belle pancarte affichée au-dessus de leur bureau et précisant le montant exact du fameux visa : “20 dollars”. Rien de bien méchant… Ils auront juste essayé ! Pour le Cambodge, le mot d’ordre est : cool !!! Nous ne voulons pas refaire un marathon comme en Thaïlande. Nous sommes restés au total 22 jours et nous avons effectué 737 km environ, en prenant du bon temps et en nous arrêtant plusieurs jours au même endroit. Nous avons traversé le pays d’Ouest en Est, en passant par Poipet, Sisophon, Siem Reap, Kompong Thom, Phnom Penh et Bavet.

Le Cambodge s’est ouvert récemment au tourisme, tout le monde aujourd’hui connait ce territoire essentiellement pour son grandiose Angkor et pour son pire côté, les Khmers Rouges et leur génocide. Mais nous le découvrons et apprenons sur ce pays au fur et à mesure de notre voyage, et là encore, il y a plus, il y a autre chose…

Notre premier arrêt se fait dans la ville de Siem Reap, située au nord du Lac Tonlé Sap, traversée par une rivière, entourée d’une campagne fourmillant de maisons sur pilotis, de rizières asséchées à cette période de l’année et servant de porte d’accès à un lieu prestigieux et historique, Angkor. Nous y restons 6 jours. Nous logeons dans un petit hôtel, le “Lovely Guest House”, trouvé grâce à l’aide d’un expatrié français, Frédéric. Celui-ci est propriétaire d’un restaurant, “Kanell”, et vit sur Siem Reap depuis 4 ans. Il nous met en contact avec un autre chef de cuisine, lui aussi français et lui aussi expatrié, qui gère la cuisine du plus bel hôtel de la ville “La Résidence d’Angkor” depuis 4 ans. Nous faisons connaissance, alors, avec Alexis qui s’occupe de nous toute une journée, en commençant au matin par le petit tour au grand marché de Siem Reap, le “Psaar Leu”, puis avec un cours de cuisine magistral avec son second, Samorn, et nous terminons notre soirée ensemble dans quelques bars branchés de la ville en échangeant sur nos différentes vies. Nous les remercions beaucoup tous les trois!

Nous ne pouvions rester à Siem Reap et passer à côté de la Cité de légende d’Angkor. Ce lieu marque une étape très importante dans notre voyage à vélo. Et d’ailleurs, c’est avec la Bête que nous choisissons de visiter les temples. Nous prenons le forfait de 3 jours afin de parcourir au mieux le site, de bien s’en imprégner et de profiter de ce lieu sacré. Le premier jour, nous réalisons le “petit circuit” avec le plus grand, le plus connu et le plus majestueux des temples, Angkor Wat. Il est le symbole mythique du Cambodge, nous le retrouvons d’ailleurs sur leur drapeau national. Le deuxième jour, nous sommes émerveillés par les ruines mélangées avec la nature et la jungle, par la vue imprenable du haut du temple-montagne, le Phnom Bakheng et notre échange photo avec de jeunes moines. Le dernier jour, nous avons triché et choisi de visiter les temples les plus éloignés en tuk-tuk. Nous faisons plus de 120 km dans la journée et découvrons un peu plus de merveilles comme le Banteay Srei. Pas de doute pour nous, Angkor est fidèle à sa réputation, à la fois tranquille, spirituel, magique, riche et harmonieux.

Comme la Thaïlande, le Cambodge est qualifié de pays du sourire, mais du sourire contagieux. Chaque fois que nous croisons ou dépassons à vélo une personne ou que nous nous arrêtons pour faire une petite pause, cela est prétexte aux habitants, jeunes et moins jeunes, de nous saluer d’un geste timide de la main ou avec plus d’entrain de nous scander un “HELLO !!!” Le plus amusant, ce sont les petites filles ou petits garçons qui tiennent à peine debout, qui essaient de courir vers nous, qui nous crient de toutes leurs forces “Heyo” et qu’ils finissent par nous envoyer des bisous avec la main. Trop craquant ! Les cambodgiens sont attachants et insouciants. Ils sont aussi très curieux et tactiles. Tous ressentent le besoin de toucher la Bête. Il est vrai que notre engin doit leur paraître étrange. Et vas-y que je tourne les pédales, que je dérègle les vitesses et plateaux, que je soulève la remorque,… Au bout d’un certain temps, j’avoue, c’est un peu énervant ! Mais bon, on s’y fait, et pis nous ferions certainement la même chose à leur place. Mais cela ne vaut pas les tirages de poils de David… Surtout de la part des femmes qui n’hésitent pas à lui tirer poils de jambes et poils de bras. Cela nous fait bien rigoler !

Entre Siem Reap et Phnom Penh, après avoir parcouru 72 km dans la journée, nous nous arrêtons dans un petit village, décidés de nouer contact avec des locaux et d’essayer de planter la tente dans leur jardin. Le hasard nous conduit chez une famille composée d’une grand-mère, de sa fille et de ses trois enfants, un garçon et deux filles. Tant bien que mal, nous réussissons à peu près à leur faire comprendre qui nous sommes et ce que nous faisons. La grand-mère accepte de nous accueillir et à partir de là, nous nous prenons au jeu de vivre comme eux. Nous nous douchons à la mode cambodgienne, nous cuisinons et mangeons ensemble, et finalement il est hors de question que nous dormons dehors dans notre tente, nous sommes invités à l’intérieur de chez eux pour y passer la nuit. Ce moment et cet échange nous touchent beaucoup et c’est avec les larmes aux yeux que le lendemain matin nous nous remettons en chemin. Nous nous sommes rendus compte que c’est très frustrant de ne pas se comprendre, la barrière de la langue est pesante et nous freine dans le fait de dormir chez l’habitant.

La campagne cambodgienne reste authentique, assez rurale et agricole. Nous traversons à perte de vue des tapis de rizières, des champs de cocotiers et de palmiers à sucre. Il est fréquent de croiser sur notre route des charrettes tirées par des énormes bœufs ou buffles, nous voyons tous les jours des paysans travaillés sur leur parcelle de terre, minutieux et soucieux de leur récolte. Dans chaque ville et village, les cambodgiens possèdent leur  maison généralement sur pilotis pour échapper aux inondations de la mousson, un jardin avec un petit potager, et quelques animaux comme des poules, des canards, des vaches, des cochons,… Ils essaient d’être au maximum indépendants pour minimiser les dépenses. Leur moyen de transport le plus répandu est le “2 roues”, motorisé ou pas. Mobilettes et vélos ont le monopole sur les routes cambodgiennes. Dans les grandes villes comme la capitale et les coins touristiques, il y a bien sûr tuk-tuk, taxi, bus et pour les plus riches, le 4×4.

Contrairement aux autres continents, les rencontres avec des cyclo-randonneurs en Asie sont plutôt rares pour nous. Sur Siem Reap, nous avions eu l’occasion de croiser sur un marché un couple de français également en tandem. Mais celle qui nous marquera pour le Cambodge, ce sera la rencontre avec Julie et Pierre. Deux jours avant d’entrer dans la capitale, nous tombons sur un autre couple de français voyageant depuis une année et utilisant un drôle de moyen de locomotion : des vélos couchés. Nous restons ensemble quasiment 10 jours. C’est sur Phnom Penh d’ailleurs que nous partageons le plus notre expérience, nos opinions, nos rêves, nos projets,… Nous ne bougeons pas de la capitale durant 7 jours, confortablement installés dans une petite Guest House, et nous profitons pour faire nos différents visas pour les prochains pays, notamment, en ce qui nous concerne, celui du Vietnam que nous ne pouvons pas obtenir à la frontière. Nous prenons du bon temps, nous visitons légèrement la ville et surtout nous nous reposons, car la chaleur nous accable. Ce que nous retenons de Phnom Penh… En réalité, pas grand’chose. Pour une fois, cette capitale ne porte pas beaucoup d’intérêt, selon nous. Quelques rues et marchés, les quais, le musée du génocide des Khmers Rouges,…

Le lendemain après avoir quitté Phnom Penh, nos chemins se séparent avec Julie et Pierre du côté de Neak Luang. Tous deux se dirigent vers le Nord pour rejoindre le Laos, tandis que nous, nous partons vers l’Est, direction le Vietnam. Peut-être que nous nous recroiserons…

La population est jeune, nous croisons très peu de personnes âgées. Et pour cause, le génocide des khmers Rouge y est pour quelque chose. Le pays et la population ont vécu les pires souffrances dans les années 70. Cela a forcément détruit cette nation à tous les niveaux. Cette période noire et assez récente est encore bien présente dans les esprits. D’ailleurs, pour en savoir un peu plus sur le régime de Pol Pot et sur l’histoire du Cambodge, nous avons visité sur Phnom Penh, le musée du crime génocidaire du camp Tuol Sleng (ou camp S-21). Cauchemardesque et honteux ! Pour vous expliquer le phénomène, cela est comparable avec l’époque des nazis. Néanmoins, le Cambodge est un pays aujourd’hui qui est envahi d’aides internationales, d’associations et d’ONG. De nombreuses écoles, des orphelinats, divers équipements et autres sont construits et installés afin d’apporter une vie meilleure aux familles. Selon nous, un équilibre et une justesse doivent encore être trouvés pour une redistribution correcte de toutes ces aides, notamment dans les campagnes les plus reculées. Autre problème également, c’est celui de la corruption très présente dans ce pays.

Jusqu’à présent, pour ce qui est de la faune, pas de mauvaise surprise ou rencontre ! Nous avons vu quelques singes, oiseaux tropicaux, buffles d’eau,… Rien de spécial. Et sinon, même chose qu’en Thaïlande avec moustiques, fourmis rouges, serpents, lézards et araignées.

Si vous voulez en savoir plus, les photos du Cambodge peuvent être consultées sur le site. Nous avons également mis les recettes de la Thaïlande. Régalez-vous avec les yeux et les papilles !

Comme toujours et chaque jour, nous pensons très fort à vous, amis et familles, vous nous manquez terriblement. Pensées particulières à Pauline et Alexis : toutes nos félicitations et plein de bonheur ! Pensées particulières à Thomas : bonne continuation et félicitations !

Gros bisous à toutes et à tous,

Gaëlle et David.

Notre troisième continent : l’Asie.

•26 avril 2012 • 9 Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Autant vous le dire et vous le répéter tout de suite… Nous vous avions prévenu… Notre aventure n’est pas fixe, notre itinéraire peut changer selon nos envies, nos humeurs,… Premier changement (et certainement pas le dernier) : en Asie, avec un attérissage en Thaïlande au lieu de la Malaisie. Pourquoi ? Nous avons tout de même des raisons à ce choix. Tout d’abord, nous avons joué les prolongations en Nouvelle-Zélande, mais surtout – et c’est la raison principale – nous avions un rendez-vous très très important à Phuket le 26 Mars. Pour celles et ceux qui suivent, nous avions évoqué une surprise dans notre dernier article, donc pour tout vous avouer, nous sommes arrivés sur un nouveau continent, mais pas seuls ! Pauline et Kévin, la soeur et le frère de David et Maxime, leur cousin, nous ont rejoint pour une semaine. Nous ne pouvions pas rêver mieux, des retrouvailles en famille avec comme destination, les îles et plages de Thaïlande.

Nous avons quitté le sol australien le 24 Mars dernier, heureux et excités comme jamais, à l’idée de voir notre famille et c’était signe pour nous également de reprendre notre aventure à vélo, avec la Bête. Après avoir réglé les soucis d’enregistrement, qui deviennent presque habituels lors de notre passage à l’aéroport, nous décollons vers midi, faisons escale à Singapour et arrivons à Phuket vers 22h30, heure locale. Nous passons sans problème les contrôles et l’immigration, et nous obtenons notre visa “on arrival” facilement pour une durée d’un mois. Ensuite, petit calvaire… L’aéroport international de Phuket est assez petit, peu de services à cette heure tardive et aucun hébergement ou hôtel dans les environs. David réussit cependant à nous dégoter une nuit dans un petit hôtel du côté de Patong Beach grâce à une agence de tourisme encore ouverte, reste à savoir comment s’y rendre. Seule solution : taxis ou minibus pouvant vous emmener en ville. Un long casse-tête de négociation avec les chauffeurs de plus de deux heures, et nous finissons par embarquer dans un minibus pour 700 bath la course (soit environ 17,50 euros pour les 50 kilomètres) au lieu des 1500 au départ, avec tout notre équipement. 2h00 du matin, nous nous couchons, exténués…

C’est avec Pauline, Kévin et Maxime que nous découvrons donc la Thaïlande dans un premier temps, notamment la région de Phuket. L’image, l’idée ou le rêve que l’on peut s’en faire, pour vous répondre, est vraiment réel. De longues plages de sable blanc, une eau bleu et claire, des hamacs qui se balancent doucement entre les palmiers, des odeurs de cuisine omniprésentes et une température qui descent rarement au-dessous de 35°C de jour comme de nuit. Voici un petit résumé de ce que nous vivons et apercevons lors de nos premiers jours. Sans le savoir, nous choisissons de rester à Patong qui se révèle être une cité balnéaire canaille, extrêmement touristique et exhubérante, mais pour nous, cette baie a l’avantage d’être au centre de l’île de Phuket. Nous sommes partis explorer les îles de Ko Phi Phi pendant 2 jours, avec au programme snorkeling, canoë, baignade,… Nous n’avons pas oublié de siroter au soir un (ou peut-être plusieurs) cocktail dans une cabane en bambou sur la plage et la cerise sur le gâteau pour les filles, nous avons profité d’un massage thaïlandais à l’huile de coco et au doux son du clapotis de la mer, s’il vous plait ! Merci Popo ! Nous avons loué des scooters durant 3 jours, nous avons pu ainsi voguer sur les routes et partir à la recherche des plages magnifiques, comme Hat Surin, Hat Kamala, Hat Karon ou encore Hat Rawai. Nous nous sommes amusés de l’ambiance de Patong, les possibilités de divertissement ne manquent pas : shopping, plage, spectacles de cabaret, bars, discothèques,… Et les garçons n’ont pu se retenir à quelques virées en jet-ski ! Pour finir notre séjour, tous les cinq, nous nous sommes laissés tenter par une ballade à dos d’éléphant à travers des champs d’ananas et la jungle. Cela nous a fait un bien fou de voir nos proches, mais le temps passe et les voilà déjà repartis…

5 Avril, les choses sérieuses recommencent pour nous ! Quasiment 2 mois après avoir emballé la Bête, nous voilà de nouveau sur les routes ! Pas besoin de vous préciser que les premiers kilomètres nous font un peu mal. En 12 jours pédalés, nous réussissons à relier Phuket – Bangkok. Un peu plus de 1000 km ! Nous suivons la côte et longeons la Mer d’Andaman, nous traversons l’Isthme de Kra, petit bout de terre entre les eaux salées, et nous atteignons à nouveau la côte avec le Golfe de Thaïlande pour remonter plein Nord vers Bangkok. Nous avons du voyager un peu plus rapidement et couvrir parfois de longues distances à cause de la durée de notre visa. Il faut dire que nous sommes restés une dizaine de jours sur Phuket, sur 1 mois de visa forcément ça fait beaucoup ! Et 20 jours pour atteindre la frontière cambodgienne, nous aurions pu le faire, mais nous voulions aussi visiter quelques endroits, notamment Bangkok. En route, nous sommes donc passés au Myanmar (anciennement Birmanie), nous avons participé à un genre de traffic en nous rendant de l’autre côté de la frontière à Victoria Point. Simplement pour prolonger notre visa de 4 jours, vous allez me dire, mais cela a été assez amusant de jouer du bath et du dollar. Résultat des courses : nous devons quitter la Thaïlande avant le 26 Avril.

Il n’y a pas que les plages et les cocotiers en Thaïlande, d’autres choses sont à découvrir au pays du sourire. Nous avons eu de nombreux contacts au quotidien avec les thaïlandais, ils sont d’une gentillesse et d’un enthousiasme à toute épreuve. Il est clair que la langue nous a fait défaut parfois, mais en mélangeant un peu d’anglais, un peu de langage des signes et des dessins… on finit toujours par avoir un super cocktail d’éclats de rire ! Même si nous sommes des “Faràngs” (étrangers d’ascendance européenne), notre meilleur atout, c’est encore une fois la Bête ! Le vélo intrigue énormément les Thaïs, qui finissent toujours par être curieux de notre situation. A plusieurs reprises, nous avons reçu des thaïlandais une certaine aide et de la générosité, comme après une insolation sur la plage où une femme s’est précipitée pour me donner un inhalateur à la menthe forte (que je possède toujours), comme à une station service où nous nous reposions et un homme d’entretien nommé Lek nous offre deux sodas et des bananes, ou encore sur le bord de la route avec un groupe de vendeuses thaïs nous offrant de l’ananas frais et partageant leur café glacé. Et bien d’autres encore… Lors de notre traversée, nous n’avons cependant pas osé frapper à leur porte pour réclamer leur hospitalité. Plusieurs raisons à cela : nous venions de quitter Pauline, Kévin et Maxime, le moral était au plus bas et nous n’avions pas envie de faire partager cela ; le jour comme la nuit, il fait chaud, très chaud, nous pouvons atteindre parfois en milieu de journée 45°C, mais ça c’est une chose, ce qu’il y a surtout, ce sont des bestioles comme moustiques, araignées, serpents, fourmis rouges,… donc dans un jardin sous la tente, impossible ! Nous nous imaginions pas en plus leur demander de dormir à l’intérieur, il ne faut pas abuser.

Le coût de la vie en Thaïlande ne ressemble en rien à la Nouvelle-Zélande, à l’Australie ou à l’Europe. Notre budget de 20 euros par jour est largement suffisant ici. Chaque jour, nous pouvons dormir dans un petit hôtel ou guest house entre 200 et 400 bath (soit entre 5 et 10 euros) pour tous les deux. Nous avons vite compris que manger dans des petits restaurants ou bungalows est plus intéressant que de se faire soi-même ses repas. En général, nous trouvons de quoi satisfaire nos estomac entre 70 et 150 bath selon le cadre de l’établissement. La cuisine thaïs est de façon incontestée délicieuse et pleine de saveurs, nous nous régalons de petits plats maison et familiaux. Nous avons l’impression que les thaïlandais adorent cuisiner et manger. A chaque heure de la journée, nous les voyons grignoter. Les thaïlandais ne lésinent pas non plus sur les épices, les plats sont très relevés, attention à ne pas se faire surprendre.

Autre moment fort au cours de nos kilomètres fut du côté du Golfe de Thaïlande, entre Chumphon et Prachuap Khiri Khan. SONGKRAN ! Ce qui correspond au nouvel an thaïlandais, du 13 au 15 Avril, c’est la fête la plus importante du calendrier. Nous sommes entrés en 2555, mais pas seulement, nous sommes également entrés dans leur tradition du nouvel an. Pour vous décrire un peu l’ambiance qui règne dans toute la Thaïlande… Des cohortes d’enfants et d’adolescents, trempés et souriants comme toujours, investissent toutes les routes, rues et voies de circulation pour asperger les véhicules et piétons. Ils se tiennent face à leur poste stratégique avec seaux et tuyaux d’arrosage et attendent que vous passez pour vous balancer toute l’eau. Des pick-up transportent aussi des groupes de jeunes armés de pistolets à eau et de seaux et tentent d’arroser tous ceux qui ont miraculeusement réussi à rester secs sur leur passage. Bien que vous soyez simples touristes aventuriers, vous faites aussi les frais de cette joyeuse bataille, croyez-moi ! Encore un bon moment qui restera dans notre mémoire.

Nous terminons notre ballade à travers la Thaïlande par notre pause de 4 jours dans la Cité des Anges, ou plus connu sous le nom de Bangkok. C’est une mégalopole à l’apparence chaotique et tentaculaire, polluée et surpeuplée. Nous ne nous y sommes pas ennuyés ! Nous avons fait le tour de quelques quartiers comme Banglamphu, Chinatown et Silom. Nous avons visité de nombreux “wat” (temples) comme le Wat Phra Kaew (temple du Bouddha d’Emeraude), le Wat Pho connu pour son temple du Bouddha Couché, le Wat Saket et la Montagne d’Or, le Wat Traimit (temple du Bouddha d’Or),… La société thaïlandaise repose sur un système de valeurs mettant en avant la religion, la monarchie et la tradition. Nous avons vu et pu ressentir ces valeurs sur Bangkok. Nous avons parcouru quelques grandes rues commerçantes, ruelles et marchés où se mêlent stands de coiffure, de piercing, de CD piratés, de bijoux hippies, d’artisanat, de contrefaçons de vêtements de marque, de cuisine thaïlandaise, de bière fraîche, de grenouilles en bois coassantes,…Nous avons emprunté les fameux tuk-tuk et les ferrys fluviaux sur le Chao Phraya. Nous avons pu nous fondre dans la foule entre les banlieusards, les écoliers courant sous le soleil, les vendeurs concoctant des mets appétissants sur leurs petits fourneaux ambulants, les moines, les business men,… Une autre caractéristique chez les thaïlandais correspond au noyau familial. L’importance de la famille chez les thaïs saute aux yeux, de nombreux commerces de toutes sortes sont des affaires familiales. Plusieurs générations peuvent cohabiter. Bangkok a été aussi le moyen pour nous de retrouver un ami de longue date que nous avions perdu de vue depuis 7 ans, depuis le lycée hôtelier. Merci Jacques pour ses deux soirées magiques !

A l’heure où nous rédigeons cet article, nous nous apprêtons à passer la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge. Le 26 Avril… Nous ne sommes pas en retard ! Nous avons parcouru à peu près 1300 km sur les routes thaïs, sans problème majeur avec la Bête (juste un petit rayon cassé), qui depuis Bangkok possède une nouvelle cassette et une nouvelle chaîne. Nous nous portons à merveille, nous nous habituons à la chaleur et à l’air humide, autrement dit au climat d’Asie. Nous avons vécu nos premières pluies tropicales (deux ou trois en une quarantaine de jours) et nous espérons continuer de passer au travers de la mousson.

Nous avons mis un petit échantillon des photos de Thaïlande, n’hésitez pas à y jeter un oeil !

Nous vous embrassons.

Gaëlle et David.

Mais où est donc passée la Bête ?

•21 mars 2012 • 5 Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Mais où est donc passée la Bête ? Pour vous répondre, nous avons troqué le tandem pour un campervan le temps d’un mois afin de parcourir et de découvrir au mieux l’Australie. Avec ses vastes distances, ses longues routes et ses sites isolés, l’Australie était notre destination de rêve depuis des années et en 5 semaines, il aurait été très difficiles de voir du pays. Nous avons posé nos petits pieds en Australie le 19 Février et le 24, nous faisions nos premiers kilomètres avec “la Tortue”. Eh oui ! Nouveau moyen de transport donc nouveau surnom ! Mais qui lui va tout à fait bien, notre campervan est idéal pour nous deux, bien équipé, d’une couleur verte et d’une rapidité égale à cet animal. Mais pour 4 semaines, cela devrait faire l’affaire. En plus, grâce à nos amis Davina et Alex de Nouvelle-Zélande, nous avons bénéficié d’une réduction sur la location. Merci pour leur aide ! Et pour la Bête, pas d’inquiétude ! La compagnie de location a accepté de nous la garder durant notre séjour.

Conduire en Australie. Nous nous sommes mis d’accord dès le début, David conduit la Bête, donc pendant 1 mois j’allais conduire la Tortue. Son excuse est qu’il allait pouvoir enfin me dire : “mais non !!! C’est à droite, là ! Mais reste pas là, tu gênes ! Tu vas trop vite… on n’a même pas le temps d’apprécier les paysages !” En même temps, je n’ai pas été aidée. Les Australiens roulent à gauche et le volant est à droite, rien que ça ! Je plaisante, on s’en est bien sorti et ce n’est pas si compliqué.

Concernant l’itinéraire, c’est David le maître. Beaucoup de personnes nous ont averti que l’Australie est grande – vraiment grande – et qu’il est évident qu’à vélo nous aurions peut-être réussi qu’à faire Melbourne/Sydney avec nos 5 semaines. Nous ne pouvons pas rallonger notre durée de séjour ici, car nous avons un rendez-vous très très important le 26 Mars prochain à Phuket. Nous vous réservons la surprise pour plus tard ! Donc, 4 semaines en campervan, en sachant que nous devons revenir à Melbourne pour récupérer la Bête, nous avons décidé de réaliser une petite boucle d’environ… 5000 km. Nous combinons mer, plage, forêt, montagne, désert, et grande ville. En clair, nous partons de Melbourne, vers Sydney par la côte, vers Adélaïde par l’Outback et nous revenons à Melbourne par la montagne et la côte. Nous traversons 3 états, le Victoria, la Nouvelle-Galles du Sud et l’Australie du Sud.

Au cours de cette traversée, de magnifiques paysages et de merveilleux moments ont su s’imposer. Tout d’abord, avec la ville majestueuse de Sydney ! Le Sydney Opera House, le Sydney Harbour Bridge, le Royal Botanic Gardens, la baie de Sydney, les différents quartiers et jardins, et le coeur de la ville sont tellement harmonieux et emblématiques, que nous faisons de cette ville notre coup de coeur depuis notre départ de France. Mais nous n’en restons pas là. D’autres lieux ont su nous surprendre comme les Blues Montains, Silverton Town au milieu de l’Outback, les Adélaïde Hills, les Grampians et la fameuse Great Ocean Road.

Cela fait déjà 1 mois que nous roulons avec la Tortue en Australie, et nous avons bien cerné que l’Australie est un pays vaste et varié. Notre ressenti et notre vision sur ce continent ne sont cependant pas les mêmes que ce que nous avons pu faire jusqu’à présent, et il y a un petit côté “déception”. Le fait de voyager avec ce mode de transport nous donne l’impression de passer à côté de plein de choses sans les voir et sans les toucher. La Bête nous manque énormément et nous avons compris que le voyage à vélo représente tout pour nous. Nous allons à l’encontre de nos convictions et de nos envies de voyage : nous allons trop vite, nous polluons, nous dépassons notre budget, le coût de la vie est élevé, nous n’avons quasiment aucun contact avec les australiens et notre moral a parfois été au plus bas. Mais la récompense de notre aventure en Australie est ailleurs, nous nous sommes réjouis des paysages, de la nature, de la flore et surtout des animaux que l’on croise à chaque virage.

La faune et la flore australiennes sont parmi les plus étranges qui soient, et tellement exceptionnelles. Nous avons eu la chance de pouvoir nous approcher de cet environnement unique. Ce qui nous a marqué essentiellement, c’est la multitude d’animaux et d’oiseaux. Nous avons vu des perroquets et des perruches de toutes les couleurs (Loriquets, Galah, Cacatoes,…), certains n’hésitent d’ailleurs pas à vous approcher de près. Un de nos moments les plus magiques fut la parade des manchots pygmées à Phillip Island, ces manchots sont les plus petits au monde et sans doute aussi les plus mignons. Nous pouvions être à quelques centimètres d’eux, ils nous ont ému et donné des frissons. Kangourous et Wallabies, habitants très connus de l’Australie, nous ont souvent surpris sur les bords de routes, dans les campings et parcs nationaux. Au petit matin et en fin d’après-midi, vous êtes sûrs de les croiser. Quasiment chaque jour, nous avons pu les voir. Le kangourou est le seul grand mammifère du monde à se déplacer par bonds, en même temps c’est le meilleur moyen pour lui d’avancer à une vitesse constante en économisant son énergie et de s’adapter à son environnement. Le meilleur pour la fin : les koalas. De vraies petites boules de poils ! Ils sont trop mignons et trop craquants, même David était sous le charme en les voyant. Nous les avons vu dans un parc en premier bien sûr, mais nous avons eu l’opportunité d’en voir également en liberté, ou plus précisément à l’état sauvage. Ce sont les plus beaux ! En tout cas, d’un point de vue émotion, je ne vous raconte pas ! Et le bouquet final, c’est qu’un jeune koala est descendu de son eucalyptus pour avoir quelques grattouilles de notre part. Nous étions tout fous comme des enfants ! Encore un moment privilégié, surtout avec un animal en voie d’extinction.

A ce jour, nous sommes sur le point de rejoindre Melbourne pour prendre notre avion pour la Thaïlande, nous nous trouvons dans un village à 150 km de la ville appelé Apollo Bay sur la “Great Ocean Road”. Nous avons profité d’un arrêt de quelques jours dans ce coin pour nous essayer au surf. En effet, nous ne pouvions quitter le pays sans avoir goûté aux célèbres déferlantes (vagues) australiennes. Nous allons très bien et nous sommes pressés de reprendre la Bête et de partir pour de nouvelles aventures sur un nouveau continent !

Nous vous informons que les recettes de Nouvelle-Zélande sont maintenant disponibles sur le blog, donc régalez-vous les amis ! Nous vous avons mis également les premières photos de notre périple en Australie, la suite ne serait tardée…

Nous pensons très fort à vous et particulièrement à nos amis Virginie et Jérémy pour leur déménagement, ainsi qu’à Marion, Lucie et Julien pour qui l’aventure à vélo se termine ce mois-ci : bon courage les Loulous !

Gros bisous,

Gaëlle et David.

La Nouvelle-Zélande, notre coup de coeur.

•22 février 2012 • 10 Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Ca y est !!! Nous avons touché à la fin de notre voyage en Nouvelle-Zélande ! Après deux mois et onze jours chez les kiwis et après avoir pris notre vol pour l’Australie en direction de Melbourne, nous vivons nos premières heures australiennes. Mais avant de partir pour de nouvelles aventures, nous avons aussi quelques petites histoires à vous raconter depuis la dernière ville où nous vous avions laissé.

Nous avons encore parcouru quelques kilomètres, nous nous sentons bien, les jambes tournent toutes seules, en moyenne nous faisons entre 70 et 80 kilomètres par jour, ce qui nous permet de prendre du bon temps dans les lieux que nous apprécions. Nous avons dépassé les 5 mois et demi de voyage, et notre corps s’habitue bien au rythme de vie que nous avons. D’ailleurs, quelque fois, lors de nos journées de repos, nous sommes fatigués de ne rien faire. Pour ma part, je n’ai peut-être pas perdu 20 kilos comme David, mais j’ai attrapé de ces mollets et de ces cuisses, j’en suis trop fière ! En ce qui concerne la Bête, no comment ! Elle nous a encore fait un petit caprice… Nous avons cassé un rayon. Mais bon… Cela est facile à réparer. Par contre, nous avons eu un autre problème avec le matériel, les arceaux de la tente ont cassé à un endroit. Grâce au fournisseur “Cyclorandonnée”, nous allons en recevoir des nouveaux. Ouf !

Nous avons poursuivi notre route sur la West Coast, de Hokitika jusque Wanaka. En cours de route, nous nous sommes arrêtés à des endroits incontournables, comme les glaciers Franz Josef et Fox. Ce sont deux monstres de la nature, nous les avons approché et nous nous sommes trouvés face à des sortes d’avalanches prises dans la glace qui offre des reflets bleu turquoise. Nous avons également traversé la “Rain Forest”, celle-ci porte bien son nom (il y pleut 18 mètres par an en moyenne), la forêt est très dense et complètement détrempée, il semble impossible de pénétrer dans cette végétation entremêlée et marécageuse, mais tellement nature et généreuse. De nombreux lacs sont présents dans cette région, nous nous sommes amusés à capter les reflets des paysages et des montagnes, malheureusement le temps n’était pas toujours de la partie et nous n’avons pas pu apercevoir souvent les sommets. Mais malgré cela, cette région reste magnifique et nous offre des instants inoubliables. Nous avons franchi un col à 564 mètres (rien à voir avec ceux de la Cordillère des Andes, mais les cols néo-zélandais savent être redoutables) appelé le “Haast Pass”. Nous avons connu notre pire fin de journée dans cette région, et plus précisément dans un camping à Cameron Flat perdu au milieu des montagnes, tout ça à cause d’un petit insecte… appelé “sandflies”. Les sandflies ont l’aspect de petites mouches, minuscules et présentes par milliers, elles vous piquent et vous sucent le sang comme les moustiques. Vous avez beau vous protéger avec des répulsifs ou vous habiller de la tête au pied, elles trouvent toujours le moyen de laisser une empreinte qui vous démange jusqu’à l’os ! Mais bon, cela fut l’histoire d’un soir.

Comme à notre habitude, nous avons tenté de loger chez l’habitant, et nous avons encore une fois fait des rencontres extraordinaires, notamment celles de Hokitika et de Wanaka. A Hokitika, nous sommes restés chez Mike Keenan. Celui-ci travaille au centre d’information de la ville et s’occupe de nombreux évènements afin de faire connaitre sa ville et de la faire vivre. L’un des plus connus est le “Wild Food Festival” qui se déroule aux environs de la mi-mars, et donne la possibilité aux néo-zélandais de goûter et de déguster des produits culinaires sortant de l’ordinaire et assez curieux (voici le site pour en savoir et en voir plus : www.wildfoods.co.nz). Mike a vraiment été très gentil et très attentionné. Nous avons pu loger chez lui, il nous a préparé des “Whitebaits” (Nous vous metterons la recette prochainement), il nous a emmené voir et visiter sa région : Hokitika Gorge, le lac Kaniere, Hokitika, son centre ville et ses boutiques, la plage d’Hokitika avec ses sculptures en bois flotté,… La veille de partir, Mike et sa compagne Cheryl, nous ont même invité au restaurant tenu par un français.

A Wanaka, nous sommes restés 4 jours. Pour vous dire à quel point le coin est vraiment sympathique ! Cette petite ville de 3000 habitants perdue entre son lac et les montagnes nous a offert en plus du beau temps des moments uniques. Comme avec Trudy et Sam qui nous ont accueilli pendant 2 jours dans leur maison. Ce couple habite sur Christchurch et tous deux étaient venus passer leur weekend à Wanaka. Ils nous ont accueilli les bras ouverts, nous ont emmené nous baigner à Glendhu Bay, nous avons passé nos soirées à discuter et à rigoler, et ils nous ont également invité à partager un repas indien (grande première pour Dav). Nous nous sommes revus plus tard sur Christchurch, même si cela fut bref, nous avons été très contents de les revoir, surtout que leur aide et leur générosité ont continué, grâce à eux, nous avons pu récupérer deux cartons pour vélo afin d’emballer la Bête et de faciliter notre vol pour Melbourne. Les deux autres jours, nous avons rejoint notre ami cyclo Julien au camping et nous sommes restés ensemble afin de partager pour la dernière fois en Nouvelle-Zélande quelques bons moments entre amis français. D’ailleurs, nous nous sommes essayés au “paddle board”, que du bonheur ! Nous nous sommes éclatés sur cette longue planche où nous devons nous tenir debout et ramer à l’aide d’une pagaie. Les photos en temoignent ! Bonne continuation et bonne route à toi Juju !

Notre dernière portion dans l’Ile du Sud fut entre Wanaka et Christchurch, nous avons mis 5 jours pédalés pour relier ces deux villes, mais nous n’avons pas oublié de nous arrêter là où nous le souhaitions. Notamment au Lac Tekapo où nous sommes restés 3 jours. Nous avons eu l’impression de nous retrouver dans la Cordillères des Andes en traversant cette région. Contrairement à la West Coast, la terre est sèche et il y a peu de végétaux, ce sont les montagnes et les plateaux qui prennent le relai. Nous avons longé sur quelques kilomètres le Lac Pukaki, une autre merveille de la nature, puis suivi un canal pour rejoindre le fameux Lac Tekapo dont nous entendions les échos depuis Auckland. Rien à dire, nous tombons de nouveau sur un petit coin de rêve. Nous avons un temps superbe, l’eau du lac est d’un bleu glacier étonnant, et nous avons la chance d’apercevoir la chaîne du Mont Cook lors d’une rando. Nous sommes arrivés pour finir sur Christchurch le 14 Février dernier, jour de la Saint Valentin, et nous retrouvons Davina et Alex, qui nous avaient pris en stop du côté de Murchison (au nord de l’Ile du Sud) au moment de notre problème avec la roue libre. Pendant 5 jours, Davina, Alex et leurs enfants nous ont complètement intégré à leur foyer et à leur mode de vie. Ils font partis de l’une de nos plus belles rencontres en Nouvelle-Zélande et même depuis le début de notre voyage. Nous avons appris beaucoup auprès d’eux, notamment de nombreuses recettes gourmandes et typiques, et ils nous ont apporté à chaque instant leur aide pour nous quitter le pays dans les meilleurs conditions.

Au cours de ces deux mois et demi, nous avons pu voir et comprendre un peu plus le mode de vie, les habitudes, les coutumes et la mentalité des néo-zélandais. La Nouvelle-Zélande compte 4 millions d’habitants, 3 millions dans l’Ile du Nord et 1 million dans l’Ile du Sud, ce qui nous a valu d’être plus tranquille sur les routes. Les néo-zélandais sont très attachés à leur pays, ils en sont fiers, ils sont très attentionnés à leur environnement, ils tiennent à consommer “made in New Zealand”. La Nouvelle-Zélande nous a offert des paysages à couper le souffle, nous l’avons énormément apprécié, ainsi que l’hospitalité que nous avons reçu.

Merci à toutes les familles néo-zélandaises qui nous ont accueilli et qui nous ont donné de leur temps et même plus !!! Vous nous avez rendu notre séjour meilleur et unique.

C’est avec beaucoup d’émotion que nous quittons la Nouvelle-Zélande…

Gros bisous à toutes et à tous,

Gaëlle et David

Nous sommes toujours chez les Kiwis.

•27 janvier 2012 • 10 Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

Nous n’avons toujours pas changé de pays, mais simplement d’île, nous sommes à présent dans l’Ile du Sud. Nous nous trouvons à Hokitika, petite ville sur la côte Ouest entre Greymouth et Wanaka. Nous avons décidé de rester en réalité deux mois et demi au lieu d’un mois comme il était prévu en Nouvelle-Zélande. Vous avez certainement du le remarquer par rapport à ce que nous avions mis et supposé sur notre itinéraire !

Comme à notre habitude, nous allons vous résumer notre aventure depuis Wellington, notre traversée entre l’Ile du Nord et l’Ile du Sud et jusque notre arrivée à Hokitika.

A Wellington, nous avons retrouvé l’amie d’enfance de David, Pauline, qui vit depuis un peu plus de 4 ans en Nouvelle-Zélande et travaille à l’Ambassade de France à Wellington. Elle nous a accueilli, conseillé et sorti dans les lieux les plus sympas de la capitale. La ville est bien située géographiquement (ville portuaire entre les deux îles), possède de nombreux attraits touristiques et se distingue aussi par un climat très particulier, la ville est surnommée “Windy Welly”, celle-ci est victime d’un vent très violent qui souffle en tempête quasiment chaque jour. Nous avons cependant bien profité de la ville, nous avons eu du beau temps, nous nous sommes balladés en centre-ville, avons marché le long du front de mer, nous avons grimpé le Mont Victoria (196 m) et admiré la vue sur la ville, nous avons pris le funiculaire et profité des milles senteurs dans le jardin botanique… Le soir, nous sommes sortis dans des bars branchés en compagnie de Pauline et de ses amis.

Lundi 16 Janvier, nous avons traversé à bord d’un ferry le Detroit de Cook et ainsi nous avons rejoint l’Ile du Sud avec tout notre équipement.

Nous avons eu beaucoup de chance, car durant cette traversée, nous avons eu un temps beau et clair, ce qui n’avait pas été le cas lorsque nous étions dans l’Ile du Nord et notamment du côté de Rotorua. Nous avons eu beaucoup de pluie pour cette première partie de la Nouvelle-Zélande. Mais là, à l’approche de l’Ile du Sud, il y a quelque chose de magique et d’extraordinaire, les couleurs avec le soleil et le bleu du ciel sont vives et fortes, nous sommes restés la bouche ouverte face à la côte, dans le Wellington Harbour et surtout dans les Marlborough Sounds. Le bateau semble être pris au piège entre les eaux et la montagne. Les Marlborough Sounds regroupent plusieurs criques, caps, pics et plages, cet endroit reste sauvage, sinueux et verdoyant.

Après s’être enfoncés dans les terres en bateau, nous débarquons dans la ville de Picton où le temps d’un déjeuner “Fish and Chips” et de prendre quelques renseignements dans le centre d’informations, nous enfourchons directement la Bête et avançons vers l’Ouest de l’île. Nous nous arrêtons à Havelock le premier soir et campons dans le jardin d’une famille qui nous laisse gentillement accéder aux toilettes et à la douche.

Le lendemain, par chance, nous retrouvons notre ami cyclo allemand, Vokler, qui a dormi également sur place et faisons route ensemble direction Nelson. Mais nos retrouvailles s’écourtent rapidement, car nous avons à nouveau un problème avec notre roue libre à l’arrière du tandem. Cette casse nous l’avions déjà eu dans les environs d’Auckland et voilà que ça continue ! La Bête nous fait un nouveau caprice ! Nous nous trouvons à une trentaine de kilomètres de Nelson, la prochaine ville, nous sommes contraints de faire du stop et de sélectionner en plus le véhicule, car nous sommes un convoi exceptionnel ! Heureusement, un homme en pick-up nous amène jusque Nelson et rapidement nous allons dans un magasin de vélo qui nous répare cela en quelques heures. Au soir, nouvelle surprise ! Nous rejoignons Julien qui loge depuis quelques jours chez des néo-zélandais, car il pratique du woofing. Nous passons donc notre soirée ensemble, heureux de nous être retrouvés.

Le jour suivant, nous faisons un bout de chemin à trois, puis à Richmond, Julien va vers le sud et nous, nous allons vers le nord de l’île. Nous gagnons le petit village de Marahau en fin de journée, aux portes du fameux “Abel Tasman National Park”. Nous restons dans un camping cette fois, car nous souhaitons visiter un bout de la réserve naturelle d’Abel Tasman durant un jour. Ce parc est le plus visité et le plus beau du pays. Nous y observons de nombreuses plantes natives, des fougères, des oiseaux, notre randonnée est remplie d’arrêts sur des plages de sables blancs et une eau azur, nous empruntons le sentier du littoral “le Coast Track” et nousy faisons environs 25 kms. Splendide !

Nous nous dirigeons ensuite vers le sud et entamons la route de la côte Ouest, connue apparemment pour être la deuxième route la plus belle du monde. Nous faisons étape à Tapawera, toujours chez une famille et nous nous rapprochons de Murchison. Mais là, nouvelle catastrophe avec la Bête ! La roue libre casse pour la troisième fois au niveau du col “Hope Saddle” ! Nous nous aventurons de nouveau dans du stop et arrivons à une cinquantaine de kilomètres de Westport, et plus précisément à Inangahua Junction pour la nuit. Nous faisons la connaissance de Brendon, un homme travaillant pour une ferme de plus de 500 vaches, il vit seul avec pour voisin son frère et sa mère. Paraissant timide et réservé, mais s’avérant en réalité généreux et attentionné, il nous conduit le matin suivant à Westport.

Nous sommes dimanche et la boutique de vélo est bien entendu fermée. Nous nous rendons au centre d’information et l’hôtesse nous propose d’appeler Coralie et Casey, un couple vivant dans les environs de Westport que nous cherchions à rencontrer. Coralie se trouve être la fille de Shona  qui nous avait accueilli à Helensville avec le célèbre Jeff Thompson. Tous deux nous avaient donné les coordonnées pour que l’on puisse séjourner chez leur fille à Westport. Ainsi, le temps que nous prenons la bonne décision et que le tandem soit réparé comme nous le souhaitons, c’est-à-dire changement de la roue arrière pour de bon après les 3 problèmes de la roue libre en moins de 1000 kms, nous passons quelques jours et d’excellents moments avec Coralie, Casey et leurs deux petites filles, Ryley et Evie. Nous sommes aux petits soins, Coralie nous prépare de bons petits plats, nous avons une chambre rien que pour nous et elle nous emmène même au Cap Foulwind où nous avons l’occasion de voir des phoques et lions de mer. En échange, nous aidons Coralie et Casey dans leur vie quotidienne (jardinage, vaisselle, lessive, veiller sur les petites,…) et nous leur faisons goûter la cuisine française, nous leur avons cuisiné un boeuf Bourguignon, une tarte tatin, un clafoutis aux prunes et des crêpes !

Un peu émus, nous avons quitté cette petite famille le Jeudi 26 Janvier (petit clin d’oeil pour la soeur de david au paasage : Bonne Fête Popo !) pour nous diriger encore plus au sud, où d’autres endroits et rencontres nous attendent. C’est d’ailleurs le cas sur Greymonth avec Julie, une femme dynamique et passionnée par les galets et pierres de Nouvelle-Zélande. Celle-ci nous laisse un bout de son jardin pour planter notre tente et nous partageons là encore un peu de son temps en buvant du thé et en regardant au soir la demi finale de l’Open d’Australie entre Federer et Nadal. Nous venons d’arriver sur Hokitika où nous nous apprêtons à rencontrer Mike Keenan et sa femme Cheryl, des amis à Rendell et Jillian d’Auckland.

Nous travaillons en ce moment sur la suite des photos de la Nouvelle-Zélande, cela ne serait tardé pour vous !

Nous pensons bien à vous de l’autre côté de la Terre !

Gros bisous

Enjoy !

Gaëlle et David

Bonne Année 2012 depuis l’autre côté de la Terre !

•10 janvier 2012 • 14 Commentaires

Bonjour  à toutes et à tous,

Nous vous souhaitons de tout coeur nos meilleurs voeux et une bonne et heureuse année 2012 ! Que cette année vous apporte joie, bonheur, amour, santé et prospérité ! Même loin de vous, nous pensons à vous, à vos fêtes et à votre passage en 2012.

Nous avançons beaucoup plus modérément et lentement en terre Maori, cette île nous impressionne et nous fascine par l’accueil des locaux, la végétation luxuriante et bien verte, les paysages (ce n’est vraiment pas plat la Nouvelle Zélande !), ses nombreux volcans, ses coutumes comme marcher pieds nus du matin au soir quelque soit son emploi du temps,… Nous sommes toujours dans l’Ile du Nord, et plus précisément entre le Lac Taupo et Wellington. Nous avons traversé le “Tongariro National Park”, là où a été tourné une partie du film Le Seigneur des anneaux, notamment près du Mont Ngauruhoe “la montagne du Destin”.

Comme nous vous l’avions expliqué dans notre dernier article, dès notre arrivée à Auckland, nous nous sommes installés dans le jardin de Rendell et Jillian, nous avons monté notre petit campement sur leur carré de pelouse et nous avons séjourné chez eux une quinzaine de jours, rien que ça ! Mais qu’est-ce que c’était bien ! Nous avons été chouchoutés. Pour vous donner quelques exemples, chaque matin, Rendell nous déposait le journal et il nous laissait des oeufs, des fruits, du miel,… Tous deux nous conseillaient sur ce qu’il y avait à faire sur Auckland et les environs. Ils nous ont même invité à faire de courts séjours à droite et à gauche, et à chaque fois nous revenions chez  eux, ce qui nous permettait de voyager plus léger. Et encore aujourd’hui, leur aide et leur attention nous suivent, et nous suivront tout au long de la Nouvelle-Zélande. Grâce à eux, nous avons des adresses de familles pour nous loger et les lieux et villes phares où se rendre.

Nous avons été dans le nord de l’île du Nord pendant 4 jours, du côté de Puhoi et Helensville. Ainsi, nous avons pu nous mettre un peu plus dans l’ambiance néo-zélandaise, comme le fait de rouler à gauche, ce qui n’est pas évident, même à vélo. Il y a 3 jours encore, nous avons pris un rond point dans le mauvais sens, sans gravité. Les maisons, les édifices, les bâtiments et autres sont essentiellement construits en bois dans les villages et petites villes. Cependant, nous avons eu l’occasion de nous loger dans des maisons un peu particulières, car nous avons fait connaissance avec deux artistes très connus. Le premier est Terry Stinger, lui et Tim vivent dans une maison très moderne dont les murs bougent et les pièces peuvent changer à leur guise. Terry est un artiste sculpteur sur bronze. Tous deux nous ont accueillis, nourris et logés chez eux, nous avons vraiment partagé un bon moment. Le second artiste est Jeff Thompson, il est sculpteur sur tôles ondulées. Sa maison s’est son atelier, nous avons pu découvrir une bonne partie de ses oeuvres, mais aussi ses travaux en cours. Nous sommes restés 2 jours avec lui et sa femme Shona et là encore ce fut un moment unique auprès de personnes généreuses et authentiques.

Puis, nous nous sommes rendus sur Waiheke Island sous les conseils toujours de Rendell et Jillian. Comme à la télévision ou dans les films ! Petite île paradisiaque avec palmiers, sable blanc, eau bleue et claire, des oiseaux de toutes les couleurs, fleurs des îles, les fameux Puhutukawas ou Chritmas Trees (arbres emblématiques donnant de magnifiques fleurs rouges et présents essentiellement sur les côtes néo-zélandaises), … Nous sommes restés 3 jours sur ce petit bout de terre de 93 km

², nous avons fait du camping à Rocky Bay et pu apprécier son magnifique coucher de soleil. Lorsque nous étions sur le point de quitter Waiheke et donc de prendre le ferry pour Auckland, nous sommes tombés sur un trio de français à vélo, Marion et Lucie, qui sont parties au mois d’Avril et réalisent un tour du monde d’un an (Afrique, Amérique du Sud, Nouvelle-Zélande et Asie) et leur ami Julien qui les a rejoint en Nouvelle-Zélande et s’apprête à y rester 3 mois. Nous apercevant que notre parcours est semblable, nous nous proposons de nous retrouver un peu plus loin dans quelques jours  pour faire un bout de route ensemble, surtout que les fêtes approchent…

Nous avons bien profité de ces quelques jours sur Auckland, nous avons pu visiter les principaux lieux. Nous sommes allés au Musée, à la Galerie d’Art, dans les différents parcs au coeur de la ville comme le “Auckland Domain”, “Albert Park”,… les marchés comme le “Farmer Market”, “la Cigale”, le “Fish Market”,… Nous nous sommes promenés dans les différents quartiers : Parnell Village, Newmarket, le centre ville d’Auckland, le port,…

Après s’être acclimatés, reposés et ressourcés à Auckland, il faut dire que nous en avions besoin avec une fin de séjour au Pérou assez speed et le décalage horaire, nous sommes repartis sur les routes. Ce fut avec quelques petits tracas, d’un côté avec la Bête (roue avant cassée, intérieur du moyeu arrière cassé, problème avec les disques de freins et les plaquettes,…) et de l’autre avec David, qui à la veille du réveillon de Noël nous a fait une petite otite ! Nous avons longé la côte en passant par des villes étapes comme Miranda, Thames et Whitianga où nous avons réveillonné dans un Back Packers (hôtel pour voyageurs et touristes) rien qu’à deux avec au menu saumon fumé et un christmas pudding. Le lendemain, nous sommes restés dans le coin et pour cette journée de repos nous nous sommes rendus à Hot Water Beach où il faut creuser pour que de l’eau chaude jaillisse du sable, et la surprise ! Nous retrouvons nos trois amis français cyclo en compagnie d’un couple suisse, Simone et Sacha. Nous passons toute la journée du 25 décembre avec eux, et fêtons dignement Noël autour de fajitas et en pensant à nos familles bien sûr.

Lorsque nous reprenons notre rythme d’aventuriers, nous ne sommes plus seuls… C’est à 5 que nous continuons le chemin ! Eh oui, nous nous sommes soudés avec nos 3 amis français, ayant le même itinéraire qu’eux. Attention ! La “French Team” est en marche ! Nous nous imposons sur les routes néo-zélandaises. D’ailleurs, cela vaudra de temps en temps des coups de klaxons de gens pas contents ! Ensemble donc nous avançons et passons par Whangamata, Waihi Beach, Pyes Pa et Rotorua. Ce qui est le plus surprenant, c’est que même à 5, nous tentons le porte à porte pour dormir, et ça marche ! Nous rencontrons des familles formidables et le bouquet final, c’est à Rotorua. Grâce à Rendell et Jillian (toujours dans le coup !), nous réussissons à passer la nouvelle année dans une maison. Le plus fort, c’est que la famille est en vacances autre part et nous laisse toute la maison à disposition. Nous ne connaissons pas ces personnes, nous ne les verrons pas et ne les verrons jamais ! Nous restons donc 5 jours à Rotorua, ville connue pour ses eaux chaudes thermales et souffrées, sa culture Maori, son lac et ses différentes activités sportives. Nous fêtons notre passage en 2012 avec Marion, Lucie et Julien autour de Mojito maison (petit clin d’oeil à notre amie Virginie au passage), de saumon fumé parce que nous adorons ça, de gigot d’agneau et de fondue au chocolat ! Elle n’est pas belle la vie !

Après notre séjour très pluvieux sur Rotorua, nous continuons en direction de Taupo avec plusieurs petites haltes dans des eaux très chaudes, dont celle de Reporoa à +35°C où nous camperons en compagnie de Vodler, un cyclo allemand. A Taupo, surnommée “Taupo la sportive”, nous profitons d’une journée de repos et de nos derniers instants avec nos compagnons de route en nous balladant et en visitant le coin (Huka Falls, le Lac Taupo et le centre ville).

Le 06 Janvier au matin, nous quittons nos nouveaux amis et nous suivons le Lac Taupo, faisons étape à Turangi, National Park, Erua et Wanganui.

Pour notre Noël, nous n’avons pas pu nous empêcher de nous offrir un petit quelque chose… Ce quelque chose va vraiment nous simplifier la tâche et nous donner la possibilité d’avoir beaucoup plus facilement, nous l’espérons, de contact avec nos proches… Nous avons fini par craquer… eh oui… Nous nous sommes achetés un mini ordinateur portable ! Dorénavant, nous essayerons de vous écrire plus souvent.

Un grand merci pour votre soutien, vos voeux, vos encouragements, vos messages et merci pour avoir pensé à souhaiter un bon anniversaire à David ! Il en avait besoin vu la journée du 08 janvier 2012 que nous avons passé… enfermés dans un Back Packers (un hôtel) perdu en pleine montagne en attendant que la tempête passe. La météo ici est très capricieuse, le temps et la température peuvent rapidement changer, d’ailleurs, il y a un dicton néo-zélandais disant qu’”il peut y avoir les 4 saisons en une journée !” Mais, nous nous portons très bien et vivons à fond notre aventure, vous pouvez compter sur nous !

Si ce n’est pas encore fait, sachez que vous pouvez regarder nos photos sur la fin de la Bolivie, le Pérou et le début de la Nouvelle Zélande. Nous avons publié également les recettes du Pérou. Régalez vous les Z’amis !

Même loin, nous pensons très fort à vous et vous embrassons !

A bientôt,

Gaëlle et David

Info exclusive : David s’est enfin décidé à raser sa barbe de plus de 3 cm de long !

Atlantique/Pacifique : un rêve accompli !

•12 décembre 2011 • 31 Commentaires

Bonjour à toutes et à tous,

 

Que de kilomètres parcourus depuis notre dernier article ! En effet, à l’heure actuelle, nous vous écrivons depuis une île perdue en plein Océan Pacifique, une île qui n’a pas son pareil, surtout depuis le 23 Octobre dernier, une île qui possède une culture et des richesses “Maori” bien ancrées, et une population souhaitant préserver son histoire et son bout de terre.

 

Eh oui, nous y sommes, en Nouvelle Zélande ! Ce pays, vainqueur de la dernière coupe du monde de rugby ! Depuis notre arrivée à Auckland le jeudi 08 Décembre, le changement a été radical après l’Amérique Latine, et notamment avec la Bolivie et le Pérou. La Nouvelle Zélande est un pays complètement développé et indépendant, pour nous, c’est à l’échelle de notre vie en France. Nous pouvons de nouveau manger tout et n’importe quoi, sans craintes, boire l’eau du robinet et dormir chez l’habitant. D’ailleurs, même ici à Auckland, un couple fabuleux et généreux, nous offre un bout de leur pelouse pour nous camper avec la tente et depuis 4 jours, nous partageons leur chez eux. Jillian et Rendall nous renseignent énormément sur le pays et nous conseillent sur un itinéraire judicieux et intéressant à faire à vélo. Nous sommes certains déjà au bout de ces quelques jours que notre séjour en Nouvelle Zélande va être mémorable !

 

Pour en revenir au Pérou, nous vous avions laissé à Cusco et avec notre interrogation sur comment réaliser notre excursion au Machu picchu.

 

Depuis, nous nous sommes quand même décidés et nous avons donc parcouru la Vallée Sacrée en tandem avec des paysages verdoyants et magnifiques et de nombreuses ruines Inca. Nous avons visité le célèbre Machu Picchu en choisissant d’y accéder à pied par la voie ferrée (30 kms). Arrivés sur ce site majestueux, nous avons eu le souffle coupé, le Machu Picchu est un lieu exceptionnel. Nous avons escaladé 8 cols à plus de 4000 mètres d’altitude durant la traversée de la Cordillère des Andes, certains même grimpent pendant plus de 60 kms. Nous sommes descendus pendant 90 kms de 4300 mètres d’altitude à 500 mètres avec seulement un frein (le frein avant nous ayant laché à Abancay).

Nous avons été bluffés par le contraste entre la Cordillère et les hauts plateaux avec les paysages désertiques et la côte pacifique. Les températures ne sont pas les mêmes non plus. Nous avons découvert également les lignes de Nasca, classées au Patrimoine Mondial de l’UNESCO, avec son désert et sa dune de sable la plus haute du monde (plus de 2000 mètres). Nous avons dormi dans l’oasis de Huacachina, au milieu des dunes où nous nous sommes essayés au sandboard (surf des sables). Notre dernière étape avant Lima fut Paracas, une ville située au bord de l’Océan Pacifique, où nous avons eu la chance de pouvoir approcher les îles Balestas en bateau pour voir une faune d’une incroyable diversité (lions de mer, cormorans, pélicans, manchots de Humboldt,…).

Lima fut une belle surprise, avec des quartiers résidentiels, des centres commerciaux, des décorations de Noël, un joli bord de mer,… Une ville moderne et vivante contrastant avec le reste du pays. De plus, durant notre passage dans la capitale, nous sommes tombés sur un salon de la gastronomie, où nous avons pu goûter ou regoûter avec gourmandise les spécialités péruviennes avant de prendre notre avion.

Depuis notre départ de Lille et jusque Lima, nous avons effectué plus de 3500 kms avec la Bête.

Ouf ! Enfin ! Nous avons réussi à mettre les dernières photos de l’Argentine ainsi que celles de la Bolivie en ligne ! Bonne découverte !

 

En ce 12 Décembre 2011, nous vous souhaitons de bons préparatifs pour les fêtes de fin d’année !

 

Nous pensons bien fort à vous.

 

Bisous

 

Gaëlle et David

 
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